L'Exploradôme rend hommage aux femmes illustres
À l’Exploradôme, nous avons à cœur de rendre la science accessible à toutes et à tous, tout en mettant en lumière celles et ceux qui ont contribué, par leurs idées, leurs découvertes ou leurs engagements, à transmettre les savoirs. C’est dans cette perspective que le musée a pris l’initiative de renommer six salles en hommage à des figures scientifiques, issues de disciplines variées et porteuses d’un héritage toujours vivant.
Cet article constitue la fin de cette série consacrée à renommer six salles de l’Exploradome. Il invite à découvrir le parcours de Fatima al-Fihri, figure fondatrice de l’histoire de l’éducation et pionnière de la transmission du savoirs. Son parcours rappelle que la science ne se construit pas uniquement par des découvertes ou des théories, mais aussi grâce aux institutions qui rendent ces connaissances accessibles et partagées par tout le monde.
Fatima al-Fihri, fondatrice de l’Université Al Quaraouiyine
En 859, Fatima al-Fihri fonde l’université Al Quaraouiyine à Fès. L’institution évolue rapidement pour devenir un centre d’études ouvert à toutes les disciplines. On y enseigne la théologie, les mathématiques, l’astronomie et la médecine.
Aujourd’hui, l’université Al Quaraouiyine est reconnue par l’UNESCO comme la plus ancienne université en activité continue au monde. Ce statut témoigne de la solidité du projet initié par Fatima al-Fihri et de la pertinence de sa vision sur le long terme.
Une salle pour penser l’éducation au cœur du musée
L’héritage de Fatima al-Fihri ne réside pas uniquement dans la longévité de l’institution qu’elle a fondée. Il s’exprime également dans une conception du savoir comme droit commun. À une époque où l’accès à l’éducation était largement réservé à une élite, son initiative affirme l’importance de lieux d’apprentissage accessibles à tout le monde.
Son œuvre rappelle le rôle souvent sous-estimé des femmes dans l’histoire des sciences et de l’éducation. Cette salle symbolise l’idée que la science ne peut exister sans apprentissage, sans partage et sans structures permettant aux connaissances de circuler librement. Elle invite les visiteurs à considérer l’éducation comme un pilier fondamental du progrès scientifique et social, et à réfléchir à la responsabilité collective que représente la transmission des savoirs, aujourd’hui comme hier.
